lundi 24 janvier 2011

« Vos gueules les machines! » : Rassurez-vous, le CRTC veille sur nous!

« Vos gueules les machines! » titrait la Presse sous la plume de Stéphane Laporte ce 22 janvier 2011 .

M. Laporte se dit exaspéré par la sollicitation téléphonique abusive et s’attaque à ces maudites machines qui le harcelle et trouble journalièrement sa quiétude.

À chacun son combat comme il l’exprime si bien et je suis d’accord avec lui. Ma bataille s’apparente à la sienne. Que diriez-vous si je vous apprenais que des messages texte sont acheminés à votre insu sur votre cellulaire et vous sont chargés à raison de 2,00$ par message? C’est ce qui m’est arrivé. Il s’agit de messages non sollicités présentés sous forme de questions banales qui vous donnent la chance, semble-t-il, de gagner des prix.

Que vous ouvriez ou non le message, que vous répondiez ou non aux questions, que vous le supprimiez ou non le message; on vous facture 2,00$ par message reçu. Bref la machine à émettre les messages, identifiée par un numéro abrégé, vous a expédié un message par conséquent vous êtes réputé :

• être inscrit à son concours,

• savoir les règles qui régissent ce concours,

• savoir que des frais de 2,00$ s’applique à chaque message reçu,

• avoir ouvert le message,

• avoir lu le message,

• avoir répondu ou non à la question qui vous est posée.

Alors comme vous êtes réputé savoir tout cela, des frais s’appliquent. C’est ainsi que se fait l’extorsion par une de ces machines à émettre des messages texte qui se cachent sous un numéro abrégé. Ajoutons ici, que mon téléphone cellulaire ne me sert que pour les urgences, je ne l’utilise que très rarement, et il est muni d’une carte prépayée. Je ne reçois donc pas de relevé de mes appels et encore moins de relevé de ces messages texte non sollicités. Je vous signale également que mon numéro de cellulaire est inscrit sur « Liste nationale de numéros de télécommunication exclus » du CRTC. C’est donc un numéro de téléphone bloqué, en principe.

Afin que l’hémorragie s’arrête, je me rends au comptoir de la cie de cellulaire. Je raconte mon histoire. « Il faut se désabonner,» me répond la préposée.

Mais comment? À qui ou à quoi correspond le numéro abrégé inscrit au haut des messages textes? Aucune réponse.

La préposée contacte alors le service à la clientèle de mon téléphone cellulaire; on constate que plusieurs messages texte ont été effectivement déduits de ma carte prépayée.
Après une longue discussion le service à la clientèle me rembourse une petite partie de ce qui a été déduit sur ma carte prépayée, et la préposée m’informe que le problème devrait être réglé. Quarante-huit heures après ma visite au comptoir de la cie de cellulaire, le fameux interlocuteur anonyme (cette machine à émettre des messages texte) m’informe, par message texte naturellement, que je ne recevrai plus de messages de leur part.

C’est ainsi que cette machine m’a littéralement extorquée en toute impunité, plus de 60,00 $.

Les responsables de telles pratiques ne devraient-ils pas être poursuivis devant les tribunaux? Ce système m’apparaît carrément frauduleux et éthiquement discutable.

• Que fait le CRTC dans le cas des machines à messages vocaux telles que dénoncées par Stéphane Laporte ?

• Que fait cet organisme dans le cas de ces messages texte non sollicités provenant de numéros abrégés ?

Rien jusqu’à maintenant, me semble-t-il. Est-il besoin de rappeler que l’Union des consommateurs a demandé en janvier 2009 , au CRTC d’intervenir dans le secteur des services de messagerie texte non sollicitée. Le CRTC est supposé réglementer le secteur de la téléphonie.

• À quand une réglementation claire sur les messages texte entrants sur les appareils mobiles?

• À quand une réglementation qui permettra de mettre fin à ce vol généralisé, généré par des individus sans scrupules qui conçoivent ces machines à extorquer et qui opèrent en toute impunité?

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