mercredi 8 août 2018

La demande et attentes des retraités


Le 10 mai dernier l'ADR a déposé une demande à la Tribune des retraités. Cette demande plus que raisonnable, si elle était appliquée,  mettrait fin à l'appauvrissement des retraités.

C'est la première fois qu'une demande chiffrée est présentée au Conseil du Trésor. Il va s'en  dire que cette demande, telle que formulée pour le RREGOP,  s'appliquerait aux autres régimes de retraite touchés par la désindexation. Elle aura une incidence sur les employés actifs qui un jour seront retraités.

Nous espérons que les 5  autres associations à la Tribune des retraités se solidariseront et appuieront cette demande.


La parole est maintenant entre les mains de l': 

AQRP - AREQ - RIIRS - AAR  - AQDER[1]











Aline Couillard
Représentante de l'ADR à la Tribune des retraités
et
Présidente du Comité de retraite de l'ADR
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 Note [1] Les associations de retraités représentées à la « Tribune des retraités » sont : 
  • AAR : L’Alliance des Associations de retraités
  • ADR : L'Association démocratique des retraités
  • AQDER: L’Association québécoise des directeurs et directrices d’établissement d’enseignement retraités
  • AQRP: L’Association québécoise des retraité(e)s des secteurs public et parapublic 
  • AREQ: Association des retraité-es de l'enseignement du Québec; 
  • RIIRS: Regroupement interprofessionnel des intervenants retraités des services de santé 

dimanche 27 mai 2018

« Vous n’êtes pas écœurés de vous faire fourrer bande de caves? »

 
« Vous n’êtes pas écœurés de mourir, bande de caves ? C'est assez! ». Cette célèbre phrase de Claude Péloquin fit scandale lorsqu'elle fut inscrite sur la murale du Grand Théâtre de Québec par Jordi Bonet en 1970.
Cette citation s’apparente pour les retraités de l’État, à la devise du Québec « Je me souviens » … de 1982.
Cette élection-ci sera celle des retraités. Nous avons ciblés 63 circonscriptions à faible majorité en 2014 : https://gamorneau.blogspot.ca/2018/04/elections-2018-si-on-sy-mettait.html
Fini les beaux sourires et les vagues promesses.  Nous voterons massivement pour le parti politique qui s’engagera formellement à ce que les 340 000 retraités de l’État obtiennent enfin justice.
Gaétan Morneau,
Circonscription de Montarville
Retraité du secteur de l’éducation 

mardi 17 avril 2018

Plus de 340 000 retraités de l’État québécois sont furieux contre le PQ et boudent le PLQ

Les plus vieux se souviennent, et le rappellent aux plus jeunes, des coups bas subis par un gouvernement péquiste et des promesses non tenues par le PLQ.
Avant 1982, les retraités de l’État québécois pouvaient compter sur une rente pleinement indexée à l’augmentation du coût de la vie pour éviter un appauvrissement continu, à l’instar des pensions du Régime des rentes du Québec, de la pension de la sécurité de la vieillesse, des rentes versées aux conjoints séparés, etc. Cette entente était négociée dans la convention collective. À chaque paye, un montant était soustrait et investi. C’était une sorte de salaire différé, en prévision de la retraite. Le gouvernement s’était engagé à en verser autant, contre un moindre salaire. Mais il ne le fit jamais, préférant se constituer une dette envers les retraités, sans intérêts.

1982 : La désindexation un cadeau du PQ

En 1982, le gouvernement passa la loi 68 pour désindexer les rentes de retraite des retraités de l’État québécois sous prétexte que la pleine indexation des retraites allait vider la Caisse à cause du haut taux des prix à la consommation. Or, l’IPC a atteint 12,3% alors que le taux de rendement obtenu par la CDPQ a été de 28,1%. Autrement dit, la piscine se remplissait plus vite qu’elle ne se vidait.
De plus, le salaire des employés de l’État fut coupé de 20%. Ce qui devait durer trois mois ne fut jamais corrigé. L’année suivante, les élus se votèrent une augmentation de salaire.
L’appauvrissement prévu, affecta surtout la majorité des membres du RREGOP, composée de femmes, dont la rente était déjà plus faible à cause du moindre salaire qu’elles touchaient à l’emploi et des congés de maternité.

Les rendements de la CDPQ

De 1975 à 2010, le rendement moyen de la Caisse de dépôt et placement du Québec fut de 10,22% alors que la moyenne de l’IPC est en dessous de 5% pour la même période.

Le Hold Up de1997

En 1997, la Loi 104 autorisait le gouvernement à piger 800 millions dans le fonds des retraités pour financer le départ hâtif à la retraite des employés des secteurs public et parapublic, avec les conséquences que l’on sait. Mario Dumont cria au hold up. Cette ponction, incluant les intérêts, vaudrait actuellement plus de deux milliards.

Une promesse non tenue du PLQ

Soudainement, le parti libéral eut une prise de conscience « humanitaire ». Son Conseil général avait résolu en 2002, « qu’un prochain gouvernement libéral procédera progressivement à l’indexation des régimes de retraite des employés des secteurs public et parapublic, de façon à rétablir le pouvoir d’achat de ces retraités ». Il fut élu mais renia sa promesse. On la lui rappela en vain aux élections suivantes.

Des baisses de cotisation coûteuses.

De 2000 à 2005, par la Loi 131, le gouvernement autorise une baisse de la cotisation des actifs au fonds de retraite, de plus de 2%. Ce qui créa une perte de plus de 2 milliards pour le fonds, hypothéquant ainsi le fonds pour le futur.

Par Doria Ross
Retraité de l’État québécois,
membre de l’ADR et de l’AQRP
Doria Ross

samedi 14 avril 2018

Vivre dans la dignité avant de m … dans la dignité.


Pour ce, il faut, d’abord, se sentir reconnu en tant qu’individu, puis, il faut se sentir considéré, il faut sentir la reconnaissance pour ce que nous avons apporté et apportons encore à la société, il faut sentir le respect des ententes, des accords, des contrats. Quand tout ça ne tient plus, il faut revendiquer.
 Dans la situation qui nous préoccupe, revendiquer une pleine indexation, c’est signifier à l’autre que je suis là, que j’existe, que j’ai  des besoins, que j’ai coopéré, que j’ai négocié de bonne foi, que j’ai apporté beaucoup et que j’apporte encore beaucoup, que je veux vivre dignement et qu’on me traite dignement en respectant ses engagements.
Voyons ce qu'en disaient Mario Dumont et Monique Jérôme-Forget en mai 2005 à l'Assemblée nationale: 



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Projet de loi sur la représentation des personnes retraitées au comité de retraite du RREGOP
Période de questions :

«Et, si oui, pourquoi ne pas se mettre ensemble au travail, dès cette session, et s'assurer que cet engagement soit respecté et que les retraités seront représentés avant même la fin des négociations dans le secteur public, qui les inquiètent,
pour avoir été victimes d'un
«hold-up» dans le passé? »
Extrait du journal des débats de l'Assemblée nationale, 11 mai 2005  
La réponse de madame Forget a été:

«Merci, M. le Président.
Je trouve que les mots du député avec un
«hold-up»... C'est clair, M. le Président, que les retraités se sont vu enlever une réserve dans le fonds de retraite, des sommes importantes, près de 1 milliard de dollars et, par conséquent, ils sont inquiets, quand on touche à leur fonds de retraite et, à cet égard-là, c'est exact.»
Extrait du journal des débats de l'Assemblée nationale, 11 mai 2005
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Des répliques comme celle de M. Dumont et celle de Mme Forget suite à la pige sans vergogne du gouvernement dans le fonds de retraite pour les départs volontaires de 1997, ont de quoi secouer, fouetter nos convictions, légitimer encore plus fort, plus ardemment, nos demandes de représentativité et de pleine indexation. Cette réserve de près de 1 milliard de dollars est un véritable « hold-up » qui, autrement, aurait sûrement pû servir à notre indexation. Cette année est une année charnière. Serons-nous (retraités) présents au sein des programmes électoraux?

Soyons à l’écoute, observons, questionnons les candidats pour connaître la place qu’ils nous réservent. Il faut être persistant, insistant. La lutte est épuisante. Ne lâchons surtout pas. Il vaut mieux être dans un train qui avance lentement que dans un train complètement arrêté au milieu de nulle part. Il vaut mieux avoir un regard d’espoir qu’un regard éteint. Il vaut mieux marcher de l’avant pendant que nous sommes encore capables de le faire.

Andrée Guertin,
membre de l’Association démocratique des Retraité(e)s
Retraitée de l’enseignement

Andrée Guertin

Élections 2018 : Si on s’y mettait….


Des élections se pointent à l’horizon. Il s’agit d’un moment privilégié pour revendiquer la fin de l’appauvrissement des retraités de l’État. Comme tous le savent, il y plus de 36 ans maintenant que nous fut imposée la désindexation de nos rentes de retraite [la formule de l’IPC-3%] pour toutes les années travaillées et cotisées du 1er juillet 1982 au 31 décembre 1999, soit 17 ½ ans. Tous les retraités du RREGOP, RRE, RRF, RRCE et RRPE s’appauvrissent systématiquement année après année.

Pour nous retraités « ASSEZ C’EST ASSEZ! »

Nul n’est besoin d’avoir fait un cours de mathématique avancé pour faire un tel constat. Nous entendons nous impliquer activement dans la prochaine campagne électorale et faire valoir notre revendication d’obtenir sans faute un correctif à cette situation c’est-à-dire d’indexer maintenant nos rentes de retraite pour toutes ces années de cotisation. Tout comme dans un REER nous avons cotisé à notre fonds de retraite. Ce salaire différé est notre argent et nous revendiquons l’usufruit de nos cotisations.

Le gouvernement-employeur n’a pas déposé dans un fonds distinct les cotisations du RREGOP à la Caisse de dépôt et placement. Qui plus est, il a engrangé et déposé dans le fonds consolidé du revenu du Québec les cotisations du RRE, RRF et RRCE. Ces employés aujourd’hui retraités sont donc doublement floués, ils n’ont pas profité des rendements de leurs cotisations et leur rente de retraite est désindexée.

Élections 2018… les retraités s’impliquent

Pour 2018 nous avons ciblé 63 circonscriptions à faible majorité en 2014 et aux élections complémentaires qui ont eu lieu depuis.

Voici la liste (élections complémentaires incluses), :


No
Circonscriptions ciblées          
 Député(e) en poste à la dissolution              
Parti politique    
Majorité en 2014
1
Abitibi-Est
Bourgeois, Guy
PLQ
2159
2
Abitibi-Ouest
Gendron, François[1]
PQ
1652
3
Argenteuil
St-Denis, Yves
PLQ
1965
4
Beauce-Sud
Dutil, Robert
PLQ
4146
5
Beauharnois
Leclair, Guy
PQ
3290
6
Berthier
Villeneuve, André
PQ
3256
7
Bertrand
Cousineau, Claude
PQ
4247
8
Blainville
Laframboise, Mario
CAQ
1957
9
Bonaventure
Roy, Sylvain
PQ
872
10
Borduas
Jolin-Barrette, Simon
CAQ
99
11
Bourget
Kotto, Maka
PQ
2958
12
Chambly
Roberge, Jean-François
CAQ
408
13
Champlain
Auger, Pierre-Michel
PLQ
1046
14
Charlesbourg
Blais, François
PLQ
3881
15
Charlevoix-Côte de Beaupré
Simard, Caroline
PLQ
882
16
Chicoutimi
Jean, Mireille
PQ
3110
17
Crémazie
Montpetit, Marie
PLQ
2548
18
Deux-Montagnes
Charrette, Benoit
CAQ
761
19
Dubuc
Simard, Serge
PLQ
2467
20
Duplessis
Richard, Lorraine
PQ
397
21
Gaspé
Lelièvre, Gaétan
PQ
3513
22
Groulx
Surprenant, Claude
CAQ
256
23
Hochelaga-Maisonneuve
Poirier, Carole
PQ
1112
24
Iberville
Samson, Claire
CAQ
886
25
Îles-de-la-Madeleine
Chevarie, Germain
PLQ
818
26
Jean-Lesage
Drolet, André
PLQ
4214
27
Johnson    
Lamontagne, André
CAQ
1853
28
Lac-Saint-Jean
Cloutier, Alexandre
PQ
4828
29
La Prairie
Merlini, Richard
PLQ
435
30
Lévis
Paradis, François
CAQ
3096
31
Louis-Hébert
Hamad, Sam
PLQ
8677
32
Maskinongé
Plante, Marc H.
PLQ
3812
33
Masson
Lemay, Mathieu
CAQ
534
34
Mégantic
Bolduc, Ghislain
PLQ
2961
35
Mirabel
D'Amours, Sylvie
CAQ
2069
36
Montarville
Roy, Nathalie
CAQ
1607
37
Montmorency
Bernier, Raymond
PLQ
2790
38
Nicolet-Bécancour
Martel, Donald
CAQ
3130
39
Orford
Reid, Pierre
PLQ
5288
40
Pointe-aux-Trembles
Léger, Nicole
PQ
5239
41
Portneuf
Matte, Michel
PLQ
1059
42
Repentigny
Lavallée, Lise
CAQ
948
43
Richelieu
Zakaïb, Élaine
PQ
3659
44
Richmond
Vallières, Karine
PLQ
5657
45
Rimouski
Lebel, Harold
PQ
3140
46
Rosemont
Lisée, Jean-François
PQ
1598
47
Rousseau
Marceau, Nicolas
PQ
813
48
Rouyn-Noranda-Témiscamingue
Blanchette, Luc
PLQ
1610
49
Saint-François
Hardy, Guy
PLQ
2174
50
Saint-Hyacinthe
Soucy, Chantal
CAQ
1222
51
Saint-Jean
Turcotte, Dave
PQ
563
52
Saint-Jérôme
Bourcier, Marc
PQ
2135
53
Sainte-Marie-Saint-Jacques
Massé, Manon
QS
91
54
Saint-Maurice
Giguère, Pierre
PLQ
653
55
Sanguinet
Therrien, Alain
PQ
949
56
Sherbrooke
Fortin, Luc
PLQ
1855
57
Taillon
Lamarre, Diane
PQ
1372
58
Taschereau
Maltais, Agnès
PQ
451
59
Terrebonne
Traversy, Mathieu
PQ
743
60
Trois-Rivières
Girard, Jean-Denis
PLQ
3206
61
Ungava
Boucher, Jean
PQ
1016
62
Vachon
Ouellette, Martine
PQ
176
63
Vanier-Les Rivières
Huot, Patrick
PLQ
3863
Source : Rapports du DGE


[1] Députés qui ne se représentent pas, connus au moment de la rédaction de ce texte (surligné en jaune)

Tous les partis politiques, les députés sortants et les candidats éventuels seront interpelés. Notre appui ira au parti politique qui s’engagera à indexer nos rentes de retraite au coût de la vie dès la prise du pouvoir. Nous ne nous conterons pas de vagues promesses. Nous sommes 336 740[1] retraités touchés par la désindexation. Ensemble nous pouvons faire la différence.
Plusieurs politiciens se sont montrés indifférents à notre cause, mais nous, nous ne serons pas indifférents à leur engagement ferme pour corriger cette injustice au moment de voter.
Le pouvoir gris ça existe, nous l’exercerons.
Gaétan Morneau
Retraité du secteur de l'éducation
Membre de lADR et de l'AQRP


[1] Donnée tirée de Rapport annuel de retraite Québec au 31 décembre 2016


Note:

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