dimanche 13 janvier 2019

Les retraités de l’État n'ont jamais cessé de s’appauvrir depuis 1982


Le gouvernement du Parti québécois dont le premier ministre René Lévesque et son ministre des Finances de Jacques Parizeau, supportés par le président du Conseil du trésor, Yves Bérubé, a soudainement été pris d’une panique inexplicable en 1982 quand ils ont décidé unilatéralement de mettre fin à l’indexation au coût de la vie du régime de retraite de ses fonctionnaires de toutes ses catégories d’employés du secteur public et parapublic
.
Cela pouvait paraître n’avoir que peu d’impacts il y a 37 ans. Mais force est de constater qu’aujourd’hui, les impacts économiques sont bien tangibles pour un pan très important de l’ensemble des retraités du Québec, tous secteurs confondus.

Appauvrissement systématique

À eux seuls, les retraités de l’État du Québec n’ont jamais cessé de s’appauvrir graduellement, mais sûrement depuis 1982. Pour bien se comprendre, supposons une inflation de seulement 2% par année sans indexation, cela voudrait dire une perte de pouvoir d’achat de plus de la moitié de sa valeur équivalente en 1982. C’est-à-dire, pouvoir s’acheter maintenant en 2019, la moitié moins de biens et services avec nos retraites d’aujourd’hui par rapport à ce que nous pouvions nous acheter avec notre pouvoir d’achat de 1982.

Tous les partis politiques passés au pouvoir depuis cette année fatidique de 1982 ont promis de régulariser la situation, mais jamais personne ne l’a fait. Les candidats de tous les partis rencontrés l’ont tous promis. Même tous les députés de la CAQ rencontrés individuellement ont promis de corriger cette injustice sans précédent. On attend toujours les résultats. On a hâte de voir.

Aux grands maux les grands moyens?

Faudra-t-il attendre, la prochaine étape, soit l’initiation d’une action collective parlant au nom des 300 000 membres retraités actuels et dont le fonds consolidé de retraite est administré par le ministère des Finances pour faire bouger les choses? Ne serait-ce pas une action positive d’une ampleur encore jamais vue? Ne faudra-t-il pas en arriver là pour faire réaliser que cette injustice fondée sur aucun argument valable au départ en 1982 soit enfin corrigée? Ces questions se posent sérieusement et c’est maintenant qu’il faut agir. Notons qu’on demande la même indexation que pour le Régime des Rentes du Québec et le Régime de pension du Canada déjà indexé au coût de la vie.

De plus, un argument trop souvent ignoré. Il s’agit là pour l’État d’avoir eu durant ces 37 années un comportement antisocial dont les répercussions se font sentir chez tous les employés œuvrant dans toutes les entreprises. L’ensemble des employeurs du Québec pourrait avoir été tenté d’imiter cette gestion des ressources humaines de manière à économiser au maximum sur les salaires futurs de leurs employés? Allez savoir si certains ne l’ont pas déjà fait!

Qu’on l’admette ou pas, il s’agit là d’un facteur de décroissance économique très important dont on commence à peine à mesurer l’ampleur. Cela devrait pourtant être assez clair.

Quand l’économie roule au ralenti!

Le Québec est la province la plus vulnérable à ce chapitre dans tout le Canada. Surtout que les retraités ne demandent pas de cadeaux ni de subventions. Bien au contraire. Ils veulent tout simplement qu’on leur redistribue le rendement monétaire obtenu sur les cotisations prélevées durant leurs années de travail, en respectant les règles initiales qui avaient été prévues à l’origine à cet égard. Pas plus. Voici deux cas types pour mieux comprendre. Ils découlent de règles décidées unilatéralement par le gouvernement sans jamais demander l’avis des retraités:

CAS 1: Retraités de 1982 à 1999

Les employés qui ont pris leur retraite entre 1982 et 1999, dont les 37 000 employés partis volontairement en 1997 (programme de Lucien BOUCHARD), ne recevront aucune indexation cette année, tout comme pour toutes les années depuis la mise en vigueur de ce programme. Est-ce normal?

CAS 2: Retraités depuis 2000 et années suivantes

Quant aux employés devenus retraités depuis l’année 2000, une nouvelle règle leur permet d’avoir une rente indexée à 50% du coût de la vie pour ces années travaillées seulement. Donc un appauvrissement de seulement la moitié pour ces années travaillées depuis 2000. Indexation «zéro» (0) pour les années travaillées de 1982 à 1999. Retraités doublement pénalisés. Cherchez l’erreur!

Avis aux plus jeunes encore au travail:

Imaginons maintenant la situation des personnes travaillant actuellement dans les secteurs publics et parapublics. Certains diront qu’ils sont encore trop jeunes pour penser à la retraite. Si ces personnes ne réalisent pas qu’elles doivent mettre l’épaule à la roue dès maintenant pour dénoncer et corriger la situation actuelle, elles s’en vont directement dans le mur!

Ils ne peuvent en aucune manière compter sur leurs syndicats respectifs surtout motivés par l’accumulation des cotisations soutirées de leurs membres. Cette accumulation des cotisations dans les coffres des syndicats est associée uniquement à leurs futures augmentations de salaire et non au montant qui leur sera versé à la retraite. Ils ne seront plus là au moment de la retraite de leurs membres. C’est exactement ce que vivent les retraités d’aujourd’hui.
Le groupe suivant de retraités signataires sonne l’alarme. Il est minuit moins une.

  • Louise Boies, Québec
  • Rémi Beaulieu, Boucherville
  • Ronald Carré, Québec
  • Aline Couillard, Ste-Hyacinthe
  • Marie Debeaumont, Laval
  • André Dubé, Montréal
  • Jeanne-d’Arc Doyon, Saint-Hyacinthe
  • Jean-Paul Gagné, Saguenay
  • Gaétan Langlois, Québec
  • Robert Lapierre, St-Basile-Le-Grand
  • Liguori Larrivée, St-Donat
  • Cécile Lavallée, Québec
  • Kevin McNally, Montréal
  • Gaétan Morneau, Boucherville
  • Marc Paradis, Québec
  • Lucien Parent, Québec
  • Lise Poirier, Boucherville
  • Denise Turcotte-Gauthier, Québec
Source : Le Soleil, 12 janvier 2019

vendredi 11 janvier 2019

333,6 M$ pour indexer les retraites de 247 177 retraités.


Telle est «La demande et attentes des retraités» que l’Association démocratique des retraités a déposée à la Tribune des retraités du Secrétariat du conseil du trésor en mai dernier et reformulée en décembre 2018.



Faut-il en rire ou en pleurer ?

Savez-vous que tous les retraités de l’État, secteurs public et parapublic ne recevront aucune indexation de leur rente de retraite pour leurs années travaillées et cotisées de 1982 à 1999 ou qu’ils recevront une indexation de 50 % seulement, à compter de l’an 2000 ?

À titre d’exemples:


1. LES RETRAITÉS DE 1982 à 1999


Les retraités qui ont pris leur retraite entre 1982 et 1999, dont les 37 000 employés en 1997, le programme de départ volontaire[1] , ne recevront aucune indexation cette année, pour cette période de travail. En conséquence leur rente de retraite ne suivra pas le coût de la vie[2] . Est-ce normal ?
Qui plus est, cette situation en est ainsi depuis leur prise de retraite en 1997[3]. Est-ce aussi normal?

2. LES RETRAITÉS DE 2000 et PLUS


> Quant aux retraités de l’an 2000 et plus leur rente sera indexée à 50% pour toutes les années travaillées à compter de l’an 2000. Pour ces années seulement, ils s’appauvriront à moitié moins. Pour toutes les autres années travaillées avant 2000 ils ou elles subiront le même sort que les retraités de 1982 à 1999, soit zéro indexation. Ces retraités sont doublement pénalisés. Est-ce logique en 2019 ? Tout est indexé au coût de la vie. Sauf…les rentes de retraite des retraités de l’État!

Notre demande au gouvernement Legault

Nous demandons au gouvernement Legault de prendre les mesures législatives qui s’imposent pour corriger cette situation dès 2019.
Nous demandons aussi, spécifiquement à M. Christian Dubé, Président du conseil du trésor et responsable du dossier indexation des rentes de retraite au sein du gouvernement Legault, de poser les actions nécessaires afin de corriger cette situation dans le prochain budget..
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  •  Ronald Carré, retraité, Québec
  •  Aline Couillard, retraitée, St-Hyacinthe
  •  Gaétan Morneau, retraité, Boucherville
  •  Kevin McNally, retraité, Montréal
  •  Lucien Parent, retraité, Québec
  •  Marc Paradis, retraité, Québec
  •  Liguori, Larrivée, retraité, St-Donat
  •  Robert Lapierre, retraité, St-Basile-Le-Grand
  •  Gaétan Langlois, retraité, Québec
  •  Marie DeBeaumont, retraitée, Laval
  •  Rémi Beaulieu, retraité, Boucherville
  •  Lise Poirier, retraitée, Boucherville
  •  Denise Turcotte-Gauthier, retraitée, Québec
  •  Louise Jacob, retraitée, Montréal
  •  Jeanne-d’Arc DOYON, retraitée, Saint-Hyacinthe
  •  André Dubé, retraité, Montréal
  •  Claude Jeuris, retraité
  •  Francine Chicoine, retraitée, Saint-Donat
  •  Denis Charest, retraité,
  •  Andrée Lavaliière, Retraitée
  •  Philippe Benoit, retraité (RRAS)
  •  Gisele Bergeron, retraitée, Laval
  •  Bernard Cyr, retraité, (RRPE)
  •  Guy Gingras, retraité (RRPE), Saint-Alexandre-de-Kamouraska
  • ...
Le texte de cette demande est conforme au libellé ci-dessous:


[1]Programme de départ volontaire : https://www.lapresse.ca/actualites/dossiers/la-presse-est-a-vous/201010/23/01-4335428-mises-a-la-retraite-massives-lobjectif-de-letat-a-t-il-ete-atteint.php
[2]Le TAIR (IPC) en 2019 = 2,3%
[3]Sauf en 2004 ou le TAIR(IPC) a été de 3,2%, donc pour cette année là les retraités ont eu droit à 0,2 de 1% indexation soit l’équivalent de 2$ par mille dollars de leur rente de retraite.

samedi 5 janvier 2019

300,000 FONCTIONNAIRES DE L'ÉTAT QUÉBÉCOIS DÉSINDEXÉS!


Les retraités de l'État québécois ont été les victimes du gouvernement Lévesque. Dans mon livre à moi, et j'en ai vu d'autres, il s'agit d'un scandale incroyable, sans précédent dans les annales.
Depuis, c’est l’omerta : personne ne parle de ce scandale équivalent à une attaque frontale sur les 300,000 fonctionnaires de l’État québécois et leurs régimes particuliers, comme le RREGOP, le RRE, le RRF, le RRCE et le RRAPSC. 



Des pertes de revenus depuis 1982, pour les fonctionnaires qui ont pris leur retraite, de 10,000$, 30,000$, voire 70,000$. Rien que ça! 





D’abord, faisons une distinction, entre ces régimes et le Régie des rentes du Québec, le RRQ auquel ont accès tous les Québécois, qu’ils soient fonctionnaires ou pas. Cette année il est indexé à 2,3%. Il l’a toujours été, il n’a jamais été désindexé comme les régimes particuliers des fonctionnaires de l’État que l’on vient d’évoquer.



En 1982, le gouvernement Lévesque l'aurait peut-être désindexé mais il n'a pas osé le faire parce que le régime fédéral, le Régime de  pensions du Canada, qui est l’équivalent du Régime des rentes du Québec, dans les autres provinces, n'a pas été désindexé! À ma connaissance, on n’y a même pas songé, malgré la hausse des taux d’intérêt!

Par contre le régime des enseignants, pour prendre cet exemple parmi d'autres régimes désindexés par les Péquistes (RREGOP, RRE, RRF, RRCE ET RRAPASC), a été pleinement désindexé depuis 1982.

Le vrai « COUP DE POIGNARD » c'était celui-là, à l'endroit des 300,000 fonctionnaires de l'ÉTAT QUÉBÉCOIS!

Depuis 2,000 le régime de retraite des enseignants (RRE) comme les autres comme les autres qu’on vient de citer, est à demi-indexé; c'est-à-dire que les enseignants vont recevoir 1,15% du régime qui leur est propre; et 2,3% du Régime des rentes du Québec. Mais attention! Tout est dans les détails! Tous les enseignants qui ont pris leur retraite entre 1982 et 2,000 ne pourront jouir de cette indexation à 50% de l’augmentation du coût de la vie.  Elle est valable que pour les enseignants ayant pris leur retraite après 2,000, et que pour ces années là!










Ce sont les employés de l'État qui ont été floués par les Péquistes, et en 15 ans, les Libéraux de Charest et de Couillard n'ont pas corrigé cette situation, fondamentalement injuste pour les 300,000 fonctionnaires de l'État québécois.








À noter que les "fonctionnaires" d'Hydro-Québec, de Loto-Québec, de la SSAQ, etc., n'ont pas été désindexés "eux". Il s'agit donc d'une situation fondamentalement injuste, avec quatre types de "fonctionnaires" de l'État québécois:

   



  1. les "indexés" qui sont devenus retraités avant 1982;

2.    Les "désindexés" (ayant pris leur retraite entre 1982 et 2,000);

3.    les "demi-indexés" ( qui ont pris congé du gouvernement entre 2000 et aujourd'hui);

4.     et ceux qui comme les fonctionnaires fédéraux, des tribunaux administratifs (CRTC) et sociétés de la couronnes (Radio-Canada), sont "pleinement indexés" au coût de la vie. Exemple: les fonctionnaires retraités avant 1982 auxquels nous venons de faire allusion, plus les gens d'Hydro-Québec, SAAQ, Loto-Québec, SAQ, etc. (Important de noter, que les fonctionnaires ayant pris leur retraite avant 1982, jouissent de retraites, toujours pleinement indexées à l'augmentation du coût de la vie).
Imaginez si les Péquistes avaient reçu le mandat de faire l'indépendance, à combien de "paniques" nous aurions eu droit! Panique pour les régimes de retraite en 1982 (René Lévesque), panique pour le déficit zéro à la fin des années 90(Lucien Bouchard).

 

Globalement c'est 17 ans 1/2 qui ont été désindexées, c'est l’équivalent de la moitiéde la durée de la carrière normale des fontionnaires! Quelle destruction des retraites anticipées!








Bref, un gros coup de poignard des Péquistes de René Lévesque qu'ils n'ont pas eu le courage de corriger cette injustice par la suite; pas plus que les Libéraux d’ailleurs, avec les 15 dernières années de gestion libérale.
Par Michel Morin, journaliste, retraité
4 janvier 2019



dimanche 30 décembre 2018

Tabac : Prise 2 ?


Pour avoir été très impliqué dans la lutte contre le tabagisme, je nous vois nous engager une deuxième fois dans un scénario où nous avons été longtemps le dindon de la farce. Il a fallu des décennies de recherches et des tonnes de publications scientifiques pour que 
« la présomption d’innocence » de la cigarette soit levée. Le tabac causait cancer, maladies bronchiques et pulmonaires à la vue de tous, mais le produit est légal, nous serinait-on.

On gardait aussi une pudique réserve devant des incendies attribuables au tabac, qu’on disait imputables, non pas à une cigarette allumée, mais à « un article de fumeur » comme si un cure-pipe pouvait s’enflammer de lui-même.

Que connaît-on vraiment sur le cannabis ? La recherche scientifique sur le sujet est encore lacunaire. Il eût été plus sage de décriminaliser le produit, d’autoriser et de subventionner des recherches scientifiques de fond avant de le légaliser.

Assisterons-nous, comme pour le tabac, à la genèse d’un complexe industrialo-commercial, sans âme, bien « lobboylisé » qui luttera bec et ongles contre les mesures de contrôle qui alors s’imposeront ?

Tabac prise 2… J’en ai bien peur.

Marcel Boulanger, médecin retraité, ex-président du Conseil québécois sur le tabac et la santé et ex-directeur des services professionnels de l’Institut de cardiologie de Montréal

Le Devoir, Le 12 octobre 2018

lundi 24 décembre 2018

Présentation de l'ADR à la Tribune des retraités

Texte de présentation de Gaétan Morneau à la Tribune des retraités du Secrétariat du conseil du trésor. (13 décembre 2018)
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 Bonjour,

Je me présente : Gaétan Morneau, représentant de l’Association démocratique des retraités (ADR) à cette Tribune.

Présentation
La première fois que je[1] me suis présenté devant vous je vous ai exprimé mon esprit de collaboration. C’est dans ce même esprit que je me présente de nouveau devant vous.
J’y ajoute aujourd’hui que je suis en mode SOLUTION et non en mode confrontation, sauf si on m’y engage.
L’ADR[2] travaille sur le dossier de la désindexation des rentes de retraite depuis le début des années 2000, soit depuis 18 ans. Nous avons donc développé une expertise unique puisque c’est la seule et unique raison de notre existence. Si nous obtenons cette indexation, nous sommes même anxieux de disparaître du décor. Le poids des années se fait sentir Nous avons hélas vieilli physiquement et économiquement.
Certaines et certains se sont étonnés de la présence de l’ADR à cette Tribune. Je vous répète que l’ADR a fait ses devoirs. Nous avons rencontré des députés et des ministres de tous les partis politiques et cela depuis la fondation de l’ADR[3]. 

Notre présence ici découle d’une rencontre le 9 avril 2015 avec Monsieur le ministre Martin Coiteux[4], alors Président du Conseil du trésor, laquelle rencontre s’est soldée par l’acceptation de notre présence à cette Tribune des retraités.  Voilà pour l’essentiel.

Deux demandes

Je formule ici deux demandes et j’ose vous remercier à l’avance de votre compréhension :
1.    Ma première demande est d’obtenir 45 minutes pour exposer la problématique qui concerne plus de 300 000 retraités désindexés. Une situation qui perdure depuis 36 ans. Est-ce trop demandé ? Selon l’ordre du jour proposé nous avons à nous SIX[5], quatre(4) sujets à traiter en 10 minutes, que faut-il en penser  sinon que c’est MISSION IMPOSSIBLE. 
2.    Ma seconde demande s’adresse à mes collègues des associations de retraités. Elle se formule comme suit : Que le point 4.d « Appauvrissement des retraités » (la désindexation) soit traité au point 4.a
Passons maintenant à ce que je qualifie de mode SOLUTION :
Nous avons une chance unique avec le nouveau gouvernement qui dans son discours d’ouverture se dit soucieux des retraités dont les rentes ne sont pas indexées au coût de la vie. Je crois que nous sommes dans cette catégorie, puisque nos rentes ne sont pas indexées au coût de la vie depuis 1993[6], pour toutes les années travaillées et cotisées entre le 1er

juillet 1982 et le 31 décembre 1999, soit depuis 25 ans. Quant aux années de 1982 à 1992, elles ont été partiellement indexées (IPC – 3%[7]). Enfin quant aux années cotisées de l’an 2000 et plus (50% du TAIR), elles ne concernent pas cette Tribune[8].
Soyons clair, il ne faut pas être un grand mathématicien pour admettre sans équivoque que tous les retraités touchés par cette désindexation s’appauvrissent année après année, et que leur rente de retraite ne suit pas le coût de la vie. C’est une évidence à sa face même.
Pourtant :
·       le Régime des rentes est pleinement indexé;
·       les Pensions alimentaires sont pleinement indexées;
·       les Prestations d’aide sociales sont pleinement indexées;
·       les Pensions de vieillesses du fédéral sont pleinement indexées;
·       le RRMSQ[9] est pleinement indexé (1992);
·       les Prestations en vertu de la Loi sur les accidents du travail et les maladies professionnelles (CSST) sont pleinement indexées;
·       etc.

Ø Pourquoi alors nos rentes de retraite ne sont-elles pas indexées?



Ø Pourquoi nos rentes étaient pleinement indexées avant 1982 et que ce serait impossible de les indexer aujourd’hui ?

Ø Qu’avons-nous fait, nous retraités pour mériter un tel sort ?
Il s’agit là, me semble-t-il d’une première reconnaissance imposée que les retraités s’appauvriront année après année.

La voie associative :  un échec
Force est de constater qu’après 36 ans de discussions, et un an et demi de Tribune, la voie associative ne fonctionne pas, j’irais même jusqu’à dire qu’elle est un obstacle à tout avancement dans le dossier de la désindexation. Enfin j’ajoute que jusqu’à maintenant c’est un échec. Cet échec est dû au fait qu’à cette Tribune (des retraités) nous n’avons abordé que timidement le dossier de la désindexation.
L’ordre du jour d’aujourd’hui en est un exemple flagrant. (voir en annexe page 17)
Un ordre du jour ça parle, les compte rendus aussi parlent. Les deux sont éloquents.
Le minutage des sujets à l’ordre du jour illustre très bien mon propos.
On y retrouve notamment :
1.   La place réservée aux différents intervenants
2.   Le temps qu’on y accorde illustre l’importance du sujet
3.   L’endroit où se situe le sujet traité dans cet ordre du jour
4.   Les sujets traités et le moment de les traiter
5.   La part du gâteau réservé aux différents intervenants :
o  le Secrétariat du conseil du trésor
vs
o  les 6 associations de retraités

6.   Le déroulement et le ton des discussions (compte rendus)
Tout cela donne un portrait de cet ordre du jour. Il en est de même dans les compte rendus des 5 précédentes rencontres.
La voie des retraités de la base
Donc à l’ADR, nous avons choisi de privilégier la voie des :
·      des retraités résolus de la base,
·      des sans voix,
·      des sans écoute,
·      des laissés-pour-compte,
·      mais des victimes d’injustice.
Le premier constat de ces retraités est qu’ils en ont « RAZ DE BOL » qu’on n’ait pas trouvé de solution après 36 ans. Le double langage, ils en ont ASSEZ, toutes associations confondues.
« ASSEZ, C’EST ASSEZ ! ».
Dépôt d’un libellé de la  « Demande et attentes des retraités telles que déposées le 10 mai 2018 »

Ce raz-de-bol nous incite à déposer en leurs noms le libellé suivant :

« Les retraités de l’État demandent au gouvernement l’indexation de leur rente de retraite des années 1982 à 1999, à partir du 1er janvier 2015, prenant en compte les données de l’évaluation actuarielle du RREGOP du 31 décembre 2014. Cette indexation s’appliquerait aux années 2015, 2016, 2017, 2018 et aux années subséquentes. ».    Cette demande couvre les régimes de retraite suivants : RREGOP, RRE, RRF, RRCE.  XXXXXX
Cette demande, si elle est acceptée aurait pour effet :
1.   de mettre fin à l’appauvrissement des retraités;
2.   d’indexer les rentes au coût de la vie;
3.   d’assurer la pérennité du régime de retraite RREGOP;
4.   de ne pas augmenter les cotisations des actifs;
5.   de ne pas augmenter les taxes des contribuables;
6.   de s’appliquer aux retraités de l’an 2000 et plus qui forcément ont des années travaillées et cotisées de 1982 à 1999;
7.   de s’appliquer aux futurs retraités qui subiront la désindexation de 1982-1999, lors de leur prise de retraite respective. 
Nous demandons simplement qu’on indexe notre rente de retraite au coût de la vie. (Selon le libellé ci-haut mentionné), tout en assurant la pérennité du régime de retraite RREGOP.

Notre patrimoine 
L’argent des cotisations que chaque employé de l’État a déposé à la CDPQ[10] pour sa retraite fait partie de son patrimoine. Il en est de même pour tous les cotisants retraités. Ces argents se sont notre patrimoine.   La désindexation totale ou partielle vient extorquer nos avoirs.  De quel droit le gouvernement, de connivence avec les syndicats peuvent-ils usurper les acquis des retraités des fonctions publique et parapublique ? De quel droit peuvent-ils spolier l’usufruit de nos cotisations ? Ces cotisations versées à la CDPQ c’est du SALAIRE DIFFÉRÉ, donc cela appartient aux retraités concernés. 
Selon Francis Vailles de « La Presse+ » du 10 décembre 2018, les employés de l’état gagnent moins 13,7% que leurs vis-vis dans le privé. Pourquoi ? Parce que la fonction publique et parapublique offre une sécurité d’emploi et une garantie d’une rente de retraite. 
Je vous signale que dans cet article M. Vailles a fait de sérieux raccourcis que tout retraité averti a pu constater. Vous savez un régime de désindexation de 36 ans, cela laisse des traces. Ce n’est pas pour rien que le présent le point 4.d de l’ordre du jour est qualifié d’APPAUVRISSEMENT DES RETRAITÉS[11]. (Désindexation)
Nos cotisations versées à la Caisse de dépôt ne s’apparentent-elles pas à un REER? Que diriez-vous si on pigeait dans vos REER?
Pour nous un vol restera toujours un vol; qu’il soit gouvernemental ou le fruit de négociations ou de tractations syndicales avec ce même gouvernement. 
Rappelons ici, que les syndicats se comportent comme étant les propriétaires de nos fonds de retraite.
Nous pouvons vous assurer, d’ore et déjà, qu’ils vont s’opposer farouchement à ce qu’on touche au fonds RREGOP. Dans ce dossier les syndicats ne sont pas nos partenaires.  Ils sont bel et bien de farouches opposants à toutes demandes des retraités qui feraient en sorte de sortir les retraités de cet appauvrissement systématique et continu. Ce n’est pas leur tasse de thé!  
Les conclusions du « Comité consultatif sur les services aux retraités et les enjeux de l’indexation »[12] de 2012 en sont un bien triste exemple.  
Les autres régimes RRE, RRF, RRCE qu’en est-il ?
Les cotisants RRE, RRF, sauf le RRCE, ont cotisé durant leur carrière et leurs cotisations ont été versées dans le fonds consolidé de revenu du Québec; en conséquence ils n’ont pas profité de la plus-value de leurs cotisations. Ces cotisations c’était du salaire différé. Par voie de conséquence toutes ces cotisations ont servi aux dépenses gouvernementales :
·      dépenses d’opérations courantes;
·      dépenses d’immobilisations gouvernementales;
·      de faire moins d’emprunts sur les marchés financiers;
Quel cadeau ces retraités désindexés ont fait au fil des ans aux contribuables québécois avec leurs salaires différés.
La pleine indexation de leurs rentes de retraite ne serait-elle pas un juste retour des choses?  N’est-ce pas? 
L’argent toujours l’argent (le nerf de la guerre)
La demande des retraités telle que déposée se chiffre à 333,6 M$ d’argent neuf pour le RREGOP pour 4 ans[13]. Nous parlons ici bel et bien d’ARGENT NEUF. (voir le document) ce qui représente du  déboursé estimé de  337$/année/retraité.
Nous ne présentons pas cette demande de gaîté de cœur. Nous sacrifions des sommes colossales pourtant légitimes. Nous sommes conscients que de demander la pleine indexation rétroactive à 1982, ferait disparaître les milliards accumulés dans le fonds RREGOP [301] à la CDPQ. Qui plus est le FARR[14], et peut-être d’autres fonds gouvernentaux.

Le texte qui suit n’a pas été présenté à la Tribune le 13 décembre dernier[15]
Pour illustrer mon propos j’ouvre ici une parenthèse.
En 2002-2003, nous avons parcouru le territoire québécois, et fait des séances de calculs afin d’évaluer les pertes monétaires dues à la désindexation, nous avons rencontré plus de 1200 retraités; en conclusion la perte moyenne en 2003 se chiffrait à l’époque à plus ou moins 4000$. Cette tournée provinciale s’est faite en grande partie grâce à la générosité de l’AQRP.

J’ai pris ma retraite en juin 1996, soit depuis 22 ans. J’ai refais ces mêmes calculs : mes pertes monétaires dû à la désindexation avoisinent les 70 000$[16].  Sans doute, plusieurs milliers de retraités ont subi de telles pertes[17].
Je ferme ici, la parenthèse.
Ce que nous demandons c’est d’indexer nos rentes de retraite selon « La demande et attentes telles que déposées le 10 mai dernier. 
Pour ce faire nous devons, me semble-t-il, avoir une compréhension commune du dossier. Que nous soyons collectivement au même diapason. À vous[18] regarder, je crois que la majorité de vous, n’étiez pas nés en 1982, ce n’est pas un reproche c’est une constatation. On ne peut pas tous être vieux ou vielles, n’est-ce pas ?
Être au même diapason.
Être au même diapason, ne signifie pas être d’accord sur tout, loin de là. Être au même diapason signifie avoir pris connaissance des faits. Cela se fait par un court historique des événements et des faits depuis 1982. Pourquoi depuis tout ce temps ce dossier traîne dans le paysage sans jamais y trouver une solution?
Rappel des faits
Voici en résumé les faits et la reconnaissance gouvermentale
·      Le décret de 1982, i.e. l’imposition de la formule IPC-3% une première reconnaissance, négative il va s’en dire, est que les futurs retraités vont s’appauvrir. (I’PC-3%) [le prétexte : l’inflation était de 12,3%] on a omis de mentionner que les rendements ont été de 28,1%. Donc la piscine du fonds RREGOP, se remplissait plus vite qu’elle ne se vidait.
·      Le 16 octobre 2007, Constitution d’un Comité sur l’indexation (texte ci-joint) avec remise du rapport en 2008. Seconde reconnaissance par cette fois par l’Assemblée nationale.
·      Fin mai 2008, dépôt du rapport à l’Assemblée nationale du
« Comité de travail sur les coûts de l’indexation des régimes de retraite » (CTCIRR).  Ce rapport non signé par les retraités de l’AQRP et l’AREQ[19] a été dénoncé par toutes les associations de retraités de l’époque en raison de tissus d’erreurs, d’omissions et d’interprétations biaisées contenus dans ce rapport.  
Je cite[20] alors les constats du dossier de l’indexation fait par Robert Gaulin, 1er vice-président de l’AREQ en juillet 2008, en présence de  M. Reda Diouri, directeur général des études actuarielles et quantitatives et des régimes collectifs au Secrétariat du conseil du trésor et toute l’équipe de fonctionnaires délégués par le SCT. 


Une troisième reconnaissance gouvernementale de la problématique
Je cite[21] également les réflexions de Rodrigue Dubé, président de l’ADR en juillet 2008. 


Commission des finances publiques
Ce rapport décrié et non signé par les représentants des retraités a conduit au « Comité de travail sur les services aux retraités et les enjeux de l’indexation » (Une quatrième reconnaissance gouvernementale de la problématique de la désindexation.

Comité consultatif sur les services aux retraités et les enjeux de l’indexation. 
Mandat : 4.1 « La nécessité de trouver un moyen d’atténuer sinon d’éliminer, la perte du pouvoir d’achat imputable à la désindexation des rentes de retraite pour les années 1982 et 1999. »
Peut-on être plus clair? Une cinquième reconnaissance gouvernementale.
Ce rapport conduit à aucune recommandation puisqu’il n’y a pas eu consensus.
Les 7 associations avaient pourtant travaillés très fort durant plus de 8 mois pour dégager 9 Pistes de solutions et étaient toutes d’accord la veille même de la rencontre du Comité, du 18 mai 2012.

Pistes de solutions[22]
Les 9 pistes de solutions contenues dans le Rapport du comité consultatif sur les services aux retraités et les enjeux de l’indexation (CCSREI) (pages 77 à 79)
Pourtant ces 9 pistes de solutions ne comportaient aucune augmentation des taux de cotisation des actifs.
L’ADR et le RRAME ont refusé d’endosser la proposition syndicale. Les raisons sont invoquées en page 71 du rapport)
La Tribune des retraités du Secrétariat du Conseil du Trésor. Devant cet échec le gouvernement a créé cette Tribune. Une sixième reconnaissance gouvernementale. SSSSS
Voilà en quelques minutes un très bref résumé du dossier 
« DÉSINDEXATION DES RENTES DE RETRAITE »

Voilà où nous en sommes!   
Remise de documents aux représentants du Secrétariat du Conseil du trésor.    
Voir la liste des documents en « Annexe B  Je dois conclure en vous disant que nous avons l’appui de milliers de retraités de toutes associations confondues pour déposer ce libellé du document « Demande et attentes des retraités » déposé le 10 mai dernier.

« Les retraités de l’État demandent au gouvernement l’indexation de leur rente de retraite des années 1982 à 1999, à partir du 1er janvier 2015, prenant en compte les données de l’évaluation actuarielle du RREGOP du 31 décembre 2014. Cette indexation s’appliquerait aux années 2015, 2016, 2017, 2018 et aux années subséquentes. ».  Cette demande couvre les régimes de retraite suivants : RREGOP, RRE, RRF, RRCE.

Mon ultime souhait est que le rapport final de cette Tribune se solde par une conclusion positive d’une rente pleinement indexée pour tous les retraités actuels et futurs retraités des secteurs public et parapublic.  

Je vous remercie, de votre attention.

Gaétan Morneau
Représentant de l’ADR à la Tribune des retraités
13 décembre 2018 

Annexe « A » :  l’ORDRE DU JOUR

OOOOOOOOOOOO

Liste de documents remis aux représentants du SCT
1.   Tableau 4 de l’évaluation actuarielle du 31 décembre 2014
2.   Les retraités victimes d’un « Hold-Up » (réf : 11 mai 2005) : 1 G$
3.   Les retraités victimes d’un « Hold-Up » : valeur actualisée 2,2 G$
4.   Valeur du 800 M$ en 2010 vs programme de départ volontaire de 1997) : 1,6 G$
5.   Rentes moyennes au 31 décembre 2017             
6.   Coûts des baisses de cotisations de 2000 à 2005 : 2,1 G$
7.   Demande et attentes des retraités (10 mai 2018) résumé Déboursés sur 4 ans : ce qu’il en coûte en ARGENT NEUF : 333,6 M$
8.   Soit : 337$/année/retraité
9.   Tableau 26[23] : Évolution du nombre de retraités 2011-2014
10.                 Tableau 29[24] : Évolution du nombre de conjoints survivants  2011-2014
11.                 Fond de stabilisation (10%) et amortissement (10%)[25]
12.                 Le taux de cotisation amorti sur 15 ans[26]
13.                 Évolution des taux de cotisations de 1996à 2013[27]
14.                 L’article 77.0.1 de la loi du RREGOP[28]
15.                 Le TAIR 2015,2016 et 2017[29]
16. Journal de l’ADR « Le démocrate à la retraite » (Sept. 2018) 
a.   Mot du président de l’ADR M. Viateur Sauvé[30];
b.   message de Mme Aline Couillard[31] 1ère vice-présidente de l’ADR, aux retraités, aux député-es et candidat-es; (élections 2018);
c.    la « Demande et attentes des retraités telles que déposées le 10 mai 2018; (Une première demande chiffrée présentée au SCT en 36 ans);
d.   les retraités victimes d’un hold-up;
e.   les visites  des député-es par l’ADR;
f.     une lettre de Léopold Martine, à M. François Legault, chef de la Coalition avenir Québec (CAQ);
g.   Un texte de M. Rémi Beaulieu : la vraie pauvreté existe;
h.   Un tableau des rentes moyennes des 347 821 retraités touchés par la désindexation.

17. Mise à jour de l’ÉA-2014 déposé au 31 décembre 2017 (pas d’indexation en 2019)
18.                 Qui paient ma rente de retraite ?[32]
19.                 IPC (Tair) et Rendements de 1982-2018[33]
20.                 Courriel de m. Lucien Parent, premier membre honoraire de l’ADR. (9 décembre 2018)  


[1Le « JE »   signifie Gaétan Morneau, représentant de l’ADR à la Tribune des retraités du Secrétariat du Conseil du trésor.
[2]ADR : Association démocratique des retraités
[3] Voir « Le démocrate à la retraite » (septembre 2018) http://adr-quebec.org/wp-content/uploads/2018/09/adr-17septembre2018-final.pdf (pages 10 et 11)
[4]Page 11 « Le Démocrate à la retraite »
[5]SIX représentants d’associations de retraités AAR, ADR, AQDER, AQRP, RIIRS.
[6 Sauf en 2004 ou le TAIR a été de 3,2 % (donc indexation de 0,2 %)
[7 IPC : Indice des prix à la consommation = Tair : Taux d'augmentation de l'indice des rentes
[8 Les conditions relatives au 50% du TAIR  ont été négociées et acceptées par retraités concernées.
[9 RRMSQ : Régime de retraite des membres de la Sûreté du Québec
[10]CDPQ : Caisse de dépôt et placement du Québec
[11] Texte lu en présence de M. Reda Diouri, directeur général des études actuarielles et quantitatives et des régimes collectifs au Secrétariat du Conseil du trésor.
[12] http://adr-quebec.org/rapport_CCSREI.pdf
[13] Le démocrate pages 5 et 6
[14] FARR : Fonds d’amortissement des régimes de retraite
[15] Texte surligné en gris
[16] Soyez sans craintes je ne réclamerai pas cette somme.
[18Tous les membres de la Tribune des retraités du SCT, n’étaient pas nés en 1982
[19]Devrait se lire : AREQ-csq
[20]Les 2 citations ont été faites en présence de M. Reda Diouri, directeur général des études actuarielles et quantitatives et des régimes collectifs au Secrétariat du Conseil du trésor.
[21]Ces 2 citations ont été faites en présence de M. Reda Diouri, directeur général des études actuarielles et quantitatives et des régimes collectifs au Secrétariat du Conseil du trésor.
[22]Texte surligné en gris n’a pas été présenté à la Tribune
[23]Tableau 26 tiré de l’Évaluation actuarielle – 31 décembre 2014 page 72
[24]Tableau 29 tiré de l’Évaluation actuarielle – 31 décembre 2014 page 75
[25] Texte tiré de l’Évaluation actuarielle – 31 décembre 2014 page 101
[26] Texte tiré de l’Évaluation actuarielle – 31 décembre 2014 page 45
[27]Source : Direction générale des régimes collectifs et de l’actuariat
[28] Extrait de la loi du RREGOP
[29]Texte tiré de l’Évaluation actuarielle – 31 décembre 2014 page 34
[30] Viateur Sauvé et Aline Couillard  sont aussi membre de l’AREQ
[31] Aline  Couillard est aussi membre de l’AREQ
[32]La Société d’Investissement Russell
[33]Source : Retraite Québec

Note:

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