dimanche 21 février 2016

Au bord du gouffre

par Aline Couillard et Gaétan Morneau

Lors du colloque sur l’amélioration sur le Régime de rentes du Québec, en novembre 2015, Michel Lizée, professeur retraité de sciences économiques à l’UQAM a soutenu qu’une personne retraitée, pour maintenir son rythme de vie, a besoin d’une rente correspondant à environ 70 % de son salaire au moment où elle était au travail.
 
Au RREGOP, le calcul de la rente est fait sur le salaire moyen des cinq (5) meilleures années. C’est déjà un recul du niveau de vie.

S’ajoute à cela la désindexation de 1982 à 1999 à l’IPC-3% (TAIR)[1]. C’est la dégradation désastreuse du rythme de vie pour les retraités concernés. Cette désindexation perdure depuis quelque 34 ans. Les effets ne s’arrêteront pas sauf si le gouvernement intervient concrètement.

 
Un exemple : la rente d’une personne retraitée, après 35 ans de service et 17 ans de retraite,  ne vaut plus que 55 % de sa valeur. Et ce n’est pas fini.

 
C’est cela ne pas suivre le coût de la vie et c’est cela la bassesse de s’appauvrir.

 
Y aura-t-il un élu à l’Assemblée nationale qui saura réagir avant qu’il ne soit trop tard pour nous?

Aline Couillard, retraitée
Saint-Hyacinthe
alinec@cgocable.ca

Gaétan Morneau, retraité
Boucherville

21 février 2016

 



[1] TAIR : taux d’augmentation de l’indice des rentes

Les nouveaux (nouvelles) et futur(e)s retraité(e)s vont frapper un mur de front à cause de leur propre apathie et des « lavettes »


Mise en garde de l’ADR aux retraités :

L’Association Démocratique des Retraités (ADR) a commencé à mettre les retraité(e)s en garde contre leur appauvrissement progressif et programmé, dès le premier numéro de son journal, Le Démocrate à la retraite. En février 2007, l’ADR informait les retraité(e)s de la moyenne des rentes payées par le RREGOP, qui n’était que de 14 395 $ en 2005, selon la CARRA.

Dans les numéros suivants, l’ADR a démontré de façon éloquente comment les retraité(e)s et futur(e)s retraité(e)s s’étaient fait flouer en 1982 et dans les années subséquentes, et comment il était possible pour le gouvernement du Québec d’indexer pleinement les rentes de retraite des secteurs publics, surtout les rentes du RREGOP.

Scandale oublié à la Caisse de dépôt et placement du Québec ?

Et puis, l’ADR a dénoncé la disparition mystérieuse des 40 000 000 000 $ (40 G$) à la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) en 2008 et a questionné les représentants politiques sans obtenir de réponse valable et souvent pas de réponse du tout ! L’ADR a demandé à maintes reprises une enquête publique sur la gestion et les pertes de la CDPQ. Mais, aucun des gouvernements du Parti Libéral et du Parti Québécois n’a daigné l’écouter.

Campagne sur les « gras dur » !

Enfin, il y a eu une immense campagne de désinformation envers les retraité(e)s pour les faire passer comme des « gras dur » aux yeux de la population. Dans quel but ? La personne qui était à la tête du groupe des médias les plus agressifs envers les retraités est maintenant le chef de l’opposition officielle à l’Assemblée nationale... Dans la réalité, les rentes de retraite ne sont pas payées par les travailleurs du privé. Elles doivent s’autofinancer avec les cotisations de chaque employé et de l’employeur, et les rendements obtenus par la CDPQ. Le gouvernement paie des actuaires du privé à très gros prix pour s’en assurer.

Indexation, calme plat depuis 1982 ?

En résumé, rien n’a bougé depuis 1982, si ce n’est qu’une très mince indexation pour les années de service accumulées après l’an 2000, plus des lois pour rendre la pleine indexation encore moins possible. Souvent la position des dirigeants des syndicats des secteurs publics envers les retraités a été négative pour des raisons obscures. De plus, certaines grandes associations de retraité(e)s n’ont pas accordé toute l’importance nécessaire à ce dossier pourtant prioritaire afin de réduire l’appauvrissement des aînés.

Principales causes de ces non-résultats ?

Pourquoi cette absence de résultat ? J’ose écrire que c’est surtout à cause de l’apathie de la grande majorité des retraité(e)s eux-mêmes, et surtout des nouveaux (nouvelles) et futur(e)s retraité(e)s qui ne se préoccupent pas du tout de leur avenir. Le Gouvernement le sait bien et il en profite à plein.

En plus, depuis 1982, il y a eu un manque de respect flagrant des politiciens envers les anciens serviteurs de l’État. Même si certains politiciens ont déjà comparé les décisions du gouvernement à un « hold-up », aucun politicien n’a eu le courage d’entreprendre un processus de correction. Nos ancêtres avaient un terme pour désigner ce genre de politiciens sans courage : « des lavettes ». Dans les faits, la majorité des politiciens ne connaît rien du dossier des régimes de retraite ou le connaît très mal et souvent avec beaucoup de préjugés.

Un mur financier attend les nouveaux retraités(e)s !

Les nouveaux (nouvelles) et futur(e)s retraité(e)s, si vous ne le savez pas déjà, après 10 ans, 15 ans de retraite et plus, vous allez frapper un mur solide, car vos revenus de retraite seront amputés annuellement de quelques milliers de dollars en augmentant avec l’âge comme un calcul d’intérêt composé. Ces montants seront multipliés par deux si les deux membres du même ménage sont retraités tous les deux des services publics. Durant ce temps, les coûts des services de santé et de l’hébergement vont avoir augmenté de façon exponentielle, mais l’ensemble de vos revenus n’aura pas suivi les hausses du coût de la vie. À titre d’exemple, un couple dans un CHSLD privé à Québec doit payer 5 000 $ par mois chacun, soit 120 000 $ par année, ce qui fera un beau total de 1 120 000 $ sur 10 ans. C’est peut-être un centre haut de gamme, mais l’ensemble de ces établissements ont tendance à toujours ajuster leurs prix sur les plus hauts et jamais sur les plus bas... Les nouveaux (nouvelles) et futur(e)s retraité(e)s doivent s’attendre à manquer de ressources lorsqu’ils arriveront à cette étape de leur vie parce que leurs revenus principaux provenant de leurs rentes de retraite (ou pensions) n’auront jamais été indexés au plein taux en fonction de la hausse du coût de la vie depuis le début de leur retraite.

 Rémi Beaulieu, retraité
21 février 2016

lundi 1 février 2016

Les régimes de retraite des secteurs public et parapublic: réalité ou fiction ?

Quelle était la situation des retraité(e)s du RREGOP  au 31 décembre 2011 ?
Quelle était leur rente annuelle moyenne?
Qu’ont-ils-elles reçu depuis, pour leur rente de retraite?

Ø 196 453 retraité(e)s du RREGOP : 
    rente annuelle moyenne = 16 647 $/an

Ø 121 122 retraité(e)s du RREGOP ayant 65 ans et plus :
    rente annuelle moyenne = 10 791 $/an (62% de tous les retraité(e)s du RREGOP) 

Ø   86 440 retraitées du RREGOP  ayant 65 ans et plus :
           rente annuelle moyenne =  9 990 $ /an (72% des retraité(e)s de 65 ans et  plus)

 Source : CARRA - Évaluation actuarielle du RREGOP 2011 - Tableau 4 page 11 (dernière évaluation actuarielle disponible)
 
Les retraité(e)s du RREGOP n’ont reçu aucune augmentation depuis le 2005, pour les années travaillées et cotisées de 1982 à 1999 inclusivement. Pourquoi? Parce que l'IPC (TAIR) a depuis été inférieur à 3%. Il en est de même pour tous les retraité(e)s touché(e)s par la désindexation de leur rente de  retraite : RRE, RRF, RRCE et RRPE.

Ils-elles ont toutefois obtenu plusieurs augmentations de coûts:  loyer, essence, nourriture, tarification de toutes sortes, impôts, taxes, etc. et on leur annonce, pour 2016, une augmentation du panier d’épicerie de 3,7 %. 

 Nous voulons rappeler que même si la désindexation a été décrétée il y a quelque 34 ans, les effets sont toujours présents, de plus en plus dévastateurs et que seule une intervention du gouvernement  peut les stopper.

Retraité(e)s :

Ø  Sortons de notre apathie et agissons.

Ø  Un premier geste: partager largement cette information.

Gaétan Morneau, retraité
Twitter :   @morneaug
 


 

dimanche 31 janvier 2016

Les oublié(e)s et laissé(e)s-pour-compte du système

Les retraité(e)s du Régime de retraite des employés du gouvernement et des organismes public (RREGOP): des gras dur vraiment ?

  •  La réalité parfois dépasse parfois la fiction.
  •  Une image vaut mille mots.
  •  Incroyable mais vrai.
  •  Le RREGOP = pauvreté assuré
  •  Le RREGOP = perte du pouvoir d'achat garanti
  •  Et la croyance populaire dans tout cela ????
 

samedi 23 janvier 2016

CARRA - L’heure juste sur le Comité consultatif sur les services aux retraités et les enjeux de l’indexation


Indexation partielle ou désindexation?

Peu importe, les deux termes mènent à une perte vertigineuse du pouvoir d’achat des retraités.
Bref historique :
·       En 1982, le gouvernement du Parti Québécois impose unilatéralement la loi 68 qui a pour effet de réduire l’indexation des rentes de retraite à l’Indice des prix à la consommation (IPC) – 3 %. Il invoque le taux élevé de l’inflation qui était de 12,3%, mais il omet de dire que pour la même période, le rendement obtenu par la CARRA dépassait nettement le taux de l’inflation 28,1 %).
·       En 2010, La Commission des finances publiques dépose son rapport intérimaire et recommande  la création d’un Comité consultatif sur les services aux retraités et les enjeux de l’indexation, distinct des comités de retraite, au sein de la Commission administrative des régimes de retraite et d’assurances (CARRA)..
·       Du 8 septembre 2011 au 20 septembre 2012,  le comité consultatif de la CARRA réunit les représentants des retraités, les représentants syndicaux , deux représentants de la CARRA et un représentant du Secrétariat du Conseil du trésor.
·       En septembre 2012, le comité consultatif de la CARRA dépose son rapport.

 Le texte qui suit a pour but de faire la lumière sur ledit rapport.
 
L’heure juste sur le Comité consultatif sur les services aux retraités et les enjeux de l’indexation
Notes :
1.     Toutes les informations fournies dans ce texte sont tirées du Rapport du comité consultatif, transmis par le président François Turenne à monsieur François Joly, président du conseil d’administration de la Commission administrative des régimes de  retraite et d’assurances
 ( CARRA ), le 30 septembre 2012.
2.     Tout surlignage a été ajouté en raison de l’importance du texte pour en assurer la compréhension et en saisir les enjeux.  
Constitution :
          Ce comité a été constitué par le conseil d’administration de la CARRA pour donner suite à la recommandation de la Commission des finances publiques portant sur l’indexation des régimes de retraite des secteurs public et parapublic. Rapport déposé en juin 2010 à l’Assemblée nationale.
 Mandat :
          Le mandat a été déterminé par la CARRA.
           Sur la question de l’indexation :
·     La nécessité de trouver un moyen d’atténuer, sinon d’éliminer, la perte de pouvoir d’achat des retraités attribuable à la désindexation des rentes pour les années 1982-1999;
·      l’impossibilité d’envisager une solution qui ferait augmenter les taux de cotisation pour les participants actifs actuels et futurs de façon démesurée. En plus d’appauvrir ces derniers, une telle éventualité pourrait rendre l’embauche de personnel qualifié difficile;
·     l’impossibilité d’envisager une augmentation des impôts pour corriger la situation. Une telle solution pourrait être difficilement acceptable pour la population;
·     la nécessité de subordonner toute forme d’indexation à la réalisation de surplus réels et à la constitution d’une réserve dont l’importance est à déterminer. ( page 14)
Membres : 17 membres
·       Le président, membre indépendant; M. François Turenne;
·       huit pensionnés dont un du RRPE ( Régime de retraite du personnel d’encadrement );
·       sept membres du milieu syndical;
·       un membre représentant les employés du RRPE.
Personnes nommées membres du comité : et membres suppléants désignés
Annexe 4.1 B, page 11
 
ASSOCIATIONS DES RETRAITÉS
NOM
ORGANISATION
MEMBRE SUPPLÉANT
Bouchard, Arlette
RRAME, présidente
Aline Côté, 1re vice- prés.
Charlebois, Louise
AREQ 1re vice-présidente
Pierre-Paul Côté, prés.
Dubé, Rodrigue
ADR, président
Aline Couillard, 1re vice-prés. ADR
Goulet, André
AAR, président
Henri-Jules Sauvé, vice-prés.
Goulet, Gisèle
RIIRS, présidente et GTAR, représentante
Claire Tougas, membre RIIRS
Michaud, Madelaine
AQRP, présidente
Marcel Ledoux, trésorier
Quévillon, Rosaire
ADR, vice-prés. & RRAME, représentant
Aline Couillard, 1re vice-prés.
ADR
Turgeon, Jean
AQDER, 1er conseiller
Denis Duval, membre AQDER
 
ASSOCIATIONS SYNDICALES ET SYNDICATS
NOM
ORGANISATION
MEMBRE SUPPLÉANT
Bouchard, Diane
FISQ
Hélène Gauvin, conseillère FIQ
Bruneau, Luc
SPGQ
 
Cyr, Christian
CSN
Pierre G. Lachance, conseiller
Daigle, Nadine
RACAR, directrice exécutive & CERA, représentante
Josée Lamontagne, directrice générale CERA
Leblanc, Christian
FAE, conseiller
Natacha Lecompte, conseillère FAE
Parenteau, Michel
FTQ, coordonnateur
Monique Audet, membre FTQ
Turcotte, Denis
SFPQ, trésorier
Christian Daigle, vice-prés. au service des recours
Tweddell. Brent
CSQ, directeur
Martin Belhumeur, conseiller
 
Travaux 
: Les travaux se sont déroulés en trois temps :
1.    Mandat des membres, règles de fonctionnement, plan de travail et calendrier;
2.    Octobre 2011 à mars 2012 : services offerts par la CARRA, situation financière des régimes de retraite, lois modifiant divers régimes de retraite;
3.    Échanges sur les pistes de solution. (pages 5 et 6 )
Réunions : Sept (7)
·       1re le 8 septembre 2011
·       2e le 20 octobre 2011
·       3e le 24 novembre 2011
·       4e le 26 janvier 2012
·       5e le 22 mars 2012
·       6e le 17 mai 2012
·     7e le 20 septembre 2012
 
Contenu des mémoires de délibération
·       Les trois premiers mémoires contiennent des échanges sur la charte du comité,  les règles du fonctionnement, des documents d’informations sur les services aux retraités, les évaluations actuarielles de la CARRA.
·       La question de l’indexation des rentes est présente dans les trois mémoires suivants. Le résumé qui suit se limite au sujet indexation.
 
Ø Mémoire du 26 janvier 2012
v Échanges sur trois tableaux intitulés Surplus distribuable : surplus minimum requis pour déclencher une indexation partielle; le premier, de 10%, le second de 15% et le dernier de 20%. Ces documents ont été transmis le 25 janvier 2012, par Mme Louise Charlebois, au nom des huit (8) représentants des associations de retraités.
v Dépôt par Mme Louise Charlebois, au nom des huit (8) représentants des associations de retraités, d’un document de travail intitulé Pistes de solution, décrivant cinq pistes de solution. ( page 41 à 46)
 
Ø Mémoire du 22 mars 2012
v Présentation du ministère des Finances sur le Fonds d’amortissement des régimes de retraite (FARR).
v Échange sur des pistes de solution concertées
Au nom des représentants des associations syndicales, M. Brent Tweddell dépose la proposition suivante :
« Le gouvernement s’engage à adopter les décrets requis ainsi qu’à proposer à l’Assemblée nationale, pour adoption, les dispositions législatives permettant d’apporter à la Loi sur le régime de retraite des employés du gouvernement et des organismes publics (RREGOP) les modifications visant à ce que le gouvernement indexe les rentes de la manière et aux conditions définies pour les prestations à la charge des personnes participantes prévues à l’article 77.0.1 de la loi sur le RREGOP.» ( page 51)
 
Il faut noter que le contenu de l’article 77.0.1 n’a pas été divulgué dans le rapport. En voici le contenu pour une information transparente des conditions dont la proposition syndicale fait état.
 
Article 77.0.1 de la Loi sur le RREGOP:
 
«La partie de pension attribuable à du service postérieur au 30 juin 1982 mais antérieur au 1er janvier 2000, payée sur le fonds des cotisations des employés, est indexée le 1er janvier suivant la réception par le ministre du rapport de l’actuaire conseil ou de la mise à jour de l’évaluation actuarielle visée au premier alinéa de l’article 174 de la moitié du taux de l’augmentation de l’indice des rentes déterminé par la Loi sur le régime de rentes du Québec (chapitre R-9), au lieu d’être indexée conformément à l’article 77, si les conditions suivantes sont remplies :
10 le taux ainsi obtenu est plus avantageux;
20 l’évaluation actuarielle, dont la pertinence des hypothèses a été confirmée par l’actuaire conseil, ou sa mise à jour révèle un surplus supérieur à 20 % de la valeur actuarielle des prestations payables sur ce fonds de cotisations;
30 la partie du surplus qui est supérieure à ce 20 % permet de financer le coût supplémentaire de l’indexation.
 
Pour l’application du premier alinéa, on entend par :
10 surplus : l’excédent de la valeur actuarielle de la caisse des participants, au sens de l’évaluation actuarielle, sur la valeur actuarielle des prestations acquises à la date d’évaluation et payables sur cette caisse, tel que déterminé par cette évaluation ou sa mise à jour, selon le cas.
Invitation est faite aux membres à compléter leurs propositions et à les transmettre au secrétariat de la CARRA avant le 17 mai 2012.
 
Ø  Mémoire du 17 mai 2012
v  Échanges sur la recommandation proposée par les associations syndicales.
v  Une nouvelle version de la proposition du Groupe des sept ( l’AQRP a déposé seule ses propositions ) par Mme Louise Charlebois. Neuf (9) pistes de solutions sont avancées et elles ont fait consensus entre les sept(7) associations de retraité(e)s.
v  À la demande des représentants des associations des retraités, les échanges portent sur la recommandation n0 2 concernant l’indexation par blocs d’années à compter de juillet 1982
 
Il est mentionné que cette proposition fait consensus auprès des membres du Groupe des sept.
v  Échanges sur les pistes de solutions proposées par l’AQRP
v  Les associations syndicales réitèrent la proposition déposée le 22 mars 2012.
v  Tenue de deux caucus : retraités puis syndicats
v  Il en ressort l’ajout de l’énoncé suivant à la proposition syndicale :
« Les membres du comité conviennent, par ailleurs, que le consensus dégagé en faveur de la recommandation précédente ne peut être interprétée comme un abandon d’autres revendications ou préoccupations par l’une ou l’autre des parties représentées au comité ».
v  La recommandation et l’énoncé font consensus.
v  M. Dubé de l’ADR exprime son désaccord sur la proposition.
v  Mme Charlebois mentionne qu’elle doit aller chercher un mandat auprès des membres de son association sur la recommandation et l’énoncé.
v  M. Goulet demande une date butoir pour fournir leur décision.
v  Date butoir le 20 août 2012.
 
Ø  Mémoire du 20 septembre 2012
v  Rapport final du Comité
Tous les membres du Comité ont transmis leur réponse dans les délais.
Quatorze associations ou syndicats se sont prononcées en faveur de la proposition.
Deux ont refusé la proposition et ont donné les motifs soutenant leur décision.
 
Ø  Rapport final
        Le rapport final ne comporte aucune recommandation, l’absence de consensus      étant constatée.
 
 
Ø  Observations et motifs du refus de deux associations de retraités
Résumé :
Position de l'ADR :  Endosser la proposition syndicale, c’est :
·       endosser l’appauvrissement continu et progressif des retraités et des futurs retraités;
·       endosser la réserve de 20 % quasi inatteignable;
·      endosser le principe des baisses de cotisations avant toute forme d’indexation des rentes de retraite;
·       autoriser les syndicats à continuer à piger dans les fonds de retraite, pour se donner année après année des baisses de cotisation;
·       accepter la demi-indexation pour les années 1982 à 1999;
·      accepter une réserve supérieure à 20 % pour couvrir le financement supplémentaire de l’indexation;
·      faire fi des 9 recommandations convenues par 7 des 8 représentants des associations de retraités.
·       renoncer à défendre la pleine indexation votée en assemblée générale ou en congrès par la vaste majorité des membres.
·       L’ADR ne trahira pas le mandat donné par ses membres en assemblée générale. (Page 65)
Position du RRAME : Le RRAME refuse :
·      de cautionner l’appauvrissement progressif des retraités et des futurs retraités;
·      d’accepter que la demi-indexation, pour les années 1982 à 2000 soit assujettie à un surplus actuariel de 20 %; avec cette formule, il n’y aura pas d’indexation possible pour les retraités actuels avant  2022;
·       d’approuver les baisses de cotisations depuis 2000 qui vident la caisse des sommes que nous y avons investies et d’accorder le droit aux syndicats de continuer dans ce sens.
·       Le RRAME ne trahira pas le mandat donné par ses membres. (Page 65)
 
Les sept associations de retraités s’étaient entendues sur la demande de la pleine indexation dont le paiement serait progressif, fait par blocs d’années dont la durée serait précisée à partir des coûts de la réindexation calculés et fournis par la CARRA.
 (voir la Recommandation 2,  page 77 ci-dessous)
Les pistes de solutions (les recommandations)
Les considérants des neuf pistes de solutions déposées par les associations de retraités  se trouvent en pages 77 à 80 du rapport.
 
Recommandation 1 :
IL EST PROPOSÉ que le gouvernement verse sa part de la réindexation des rentes de retraite.
 
Recommandation 2 :
IL EST PROPOSÉ que les rentes de retraite soient pleinement réindexées à compter du 1er juillet 1982 par blocs d’années dont la durée sera précisée à partir des coûts de la réindexation calculés et fournis par la CARRA.
 
Recommandation 3 :
IL EST PROPOSÉ que des subventions soient accordées aux régimes de retraite pour la réindexation des rentes de retraite, à savoir : 
·       une subvention du gouvernement égale à l’économie correspondant aux baisses de cotisation des années 2000 à 2008; 
·       une subvention correspondant annuellement à l’écart entre le taux de cotisation recommandé par la CARRA et le taux effectif; 
·       une compensation équivalente à celle accordée au RRPE. 
 
Recommandation 4 :
IL EST PROPOSÉ que le gouvernement : 
·       précise que les sommes investies dans le FARR appartiennent clairement aux régimes de retraite; 
·       rende transparente l’évolution du FARR; 
·       accélère la capitalisation du FARR; 
·       prolonge le programme du FARR de quelques années; 
·       utilise le FARR pour financer la réindexation des rentes de retraite pour les années 1982 à 1999; 
 
Recommandation 5 :
IL EST PROPOSÉ que soit créé un fonds dédié à la réindexation composé
d’éléments tels que : 
·       les sommes provenant du FARR; 
·       les deux subventions de la recommandation 3; 
·       la compensation versée par le gouvernement à la recommandation 3; 
·       l’excédent de 2% du taux de rendement prévu par les actuaires de la CARRA. 
 
Recommandation 6 :
IL EST PROPOSÉ qu’il y ait une représentation qui tende vers la parité des retraités et des actifs aux différents comités de retraite, au Conseil d’administration de la CARRA et que les retraités soient représentés au Conseil d’administration de la Caisse de dépôt et placement du Québec. 
 
Recommandation 7 :
IL EST PROPOSÉ que le gouvernement prolonge d’au moins une année, minimum 4 rencontres, le mandat du comité consultatif sur les services aux retraités et les enjeux de l’indexation avec l’ajout de représentants du Conseil du trésor et avec l’autorisation d’informer les mandants, de manière transparente, sur le déroulement des travaux du comité.
 
Recommandation 8 :
IL EST PROPOSÉ que la CARRA produise annuellement un document
d’information sur leurs régimes de retraite portant sur les rendements, les
investissements, les modifications aux régimes de retraite, le FARR, la dette du
gouvernement envers les régimes de retraite, les évaluations actuarielles et leurs
mises à jour… 
 
Recommandation 9 :
IL EST PROPOSÉ de demander une correction à l’article 154 de la Loi
du RRPE afin de redonner à ces retraités leur droit perdu.  
Remarque : Aucune de ces recommandations ne comportaient de hausses de cotisation pour les employés actifs. Les représentants syndicaux ont rejeté en bloc toutes les pistes de solutions proposées par les associations de retraités sans aucune forme de discussion.
Conclusion :
À la lecture du rapport il est donc faux de prétendre ou de laisser sous-entendre qu'un consensus aurait donné de l'indexation.
Le rapport du Comité consultatif a été publié par la CARRA.
On peut le télécharger à l'adresse internet suivante :
 
Il serait logique que tout membre intéressé puisse en recevoir une copie papier sur demande.
 
Par:
Aline Couillard, membre suppléant pour l’ADR au Comité consultatif sur les services aux retraités et les enjeux de l’indexation
et
Gaétan Morneau, membre de l’ADR, témoin à ce comité consultatif de la CARRA.
21 janvier 2016
 
 
 

Note:

Les commentaires, textes ou opinions émis sur ce blogue, n'engagent que les signataires.

Nous nous réservons le droit de ne pas diffuser les commentaires jugés offensants ou diffamatoires.